Ta femme veut divorcer, voici comment lui faire changer d’avis

Le divorce n’est jamais une décision qu’on prend sur un coup de tête. Lorsqu’un feu couve depuis un certain temps, l’irréparable risque d’arriver. Face à une telle situation, le mari va tenter le tout pour le tout, essayer de trouver les bons mots pour empêcher sa femme de vouloir divorcer.

Cela se comprend puisque si les couples connaissent des hauts et des bas, la demande de divorce n’est jamais facile à encaisser. Alors, quelle attitude faut-il adopter ? Il faut avant tout accepter l’idée que la décision revient à votre épouse. Autrement dit, la convaincre de recoller les morceaux est une bonne chose, mais tenter de lui imposer votre vision des choses ne ferait qu’envenimer la situation.

Le divorce est l’aboutissement d’un feuilleton conjugal à rebondissements

C’est aspect est parfois maladroitement ignoré, ce qui n’aide pas lorsqu’on veut vraiment eviter que sa femme veuille le divorce. En tout cas, le jour du mariage, vous vous êtes promis de vous aimer pour le meilleur et pour le pire. Autrement dit, vous vous êtes promis de vous épauler lorsque votre couple traverse des périodes difficiles, entre autres. Mais la réalité, vous le savez, est beaucoup plus subtile.

Ne jamais minimiser le rôle que joue l’entourage d’une femme

Les difficultés que connaît votre couple, votre épouse ne les vit pas seulement avec vous et vos enfants. Elle en parle également aux personnes qui lui inspirent confiance. Elle partage ses douleurs, ses doutes, ses frustrations et bien d’autres peines avec des proches, des amis ou des collègues de bureau.femme veut divorcer

Et ces personnes à qui votre épouse discute de vos problèmes, elles ont leurs avis, elles lui donnent des conseils… Est-ce que les confidents de votre femme vous apprécient ? Vous ne pouvez pas en être certain à 100 %. Est-il possible que parmi eux, certains ou certaines aient pu pousser influencer votre femme ? Cela non plus, vous ne le savez pas, mais c’est parfaitement plausible.

Donc, il faudrait d’abord accepter l’idée que, très probablement, une femme ne décide jamais seule de divorcer. Cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas d’autonomie. Cela veut simplement dire qu’elle a conscience de la gravité d’une telle décision, et qu’elle a besoin de réfléchir et de demander des conseils.

En tout cas, quand vous acceptez qu’elle ne vous quitte pas sur un coup de tête, vous allez très certainement réfléchir sur les peines que vous auriez pu lui infliger, pas seulement depuis quelques semaines ou quelques mois. Votre rétrospection devrait porter sur des années, focalisée sur des épisodes particuliers qui auraient pu la heurter. Car, oui, comme un feu couvant a fait sombrer le Titanic, le cumul de tumultes passés n’est jamais étranger à une crise conjugale.

Faire attention aux mauvais esprits

Il faut faire très attention à chaque mot que vous prononcez. On ne va pas se mentir, il se peut que vous n’arriviez pas à convaincre votre femme de renoncer – après tout, c’est une adulte mature et non une adolescente en pleine crise de nerfs. Mais quelle que soit l’issue de la crise que traverse votre couple, assurez-vous au moins d’une chose : qu’elle sache que vous la respectez en tant que personne et surtout, en tant que femme.

Voilà notamment pourquoi il faut éviter tous propos qui minimiseraient sa décision. Par exemple, n’essayez en aucun cas de considérer sa décision comme une simple crise de nerfs. Ce serait tout simplement perçu comme un manque total de respect. Et il y a un mot pour désigner l’irrespect d’une femme par un homme : la misogynie.

Bref, faites très attention à l’image que vous donnez face à votre épouse. Cela dit, tout cela est bien facile à dire qu’à faire, diriez-vous. Vous n’avez pas tort. Le spectre d’un divorce est toujours un choc terrible. Mais il va quand même falloir faire des efforts, quitte à déplacer des montagnes, pour maîtriser vos émotions.

Savoir se maîtriser

Dans toute controverse, la forme est aussi importante que le fond. Parfois même, vos idées ne passent pas dans l’esprit des gens lorsque vous les exprimez avec agressivité ou bien en utilisant des mots obscènes… Dans toute crise conjugale, les deux époux ont chacun leur part de responsabilité. Mais vous perdriez toute chance de pouvoir convaincre votre femme si vous haussez le ton de votre voix ou si jamais elle a le sentiment d’avoir été traitée comme une moins que rien. C’est avec vos amis que vous pouvez dire des phrases comme « ma femme a des envies d’ailleurs », mais surtout pas en sa présence.

Les émotions, vous le savez bien, sont un piège redoutable. Lorsqu’on retrouve son sang-froid, on se met à avoir des regrets, à redevenir lucide. Sauf qu’après avoir regardé de haut votre épouse, cette lucidité ne sert plus à grand-chose si ce n’est à négocier, en présence des avocats cette fois, les termes du divorce. Cela dit, votre femme ne vous a pas épousé sans raison.

Vos émotions ont pris le dessus pendant votre dernier échange ? Ne lui demandez pas de renoncer à divorcer, mais excusez-vous seulement pour ne pas avoir pu garder le sang-froid. En d’autres termes, faites-lui savoir par vos propos que vous regrettez votre comportement. Dans bien des cas, les gens pardonnent plus facilement sur la forme, c’est-à-dire vos manières en général. Est-ce que votre femme vous pardonnera pour autant sur le fond ? Ce n’est pas si sûr. Mais en faisant preuve de patience, et en montrant l’image d’un adulte mature, vous lui rappelez l’homme pour qui elle est tombée amoureuse.

Comment s’y prendre pour discuter avec votre femme ?

Il est très important de rappeler qu’au moment où vous discutez avec votre épouse, celle-ci a très certainement réfléchi depuis des jours ou des semaines. Elle a très probablement parlé de vos problèmes qui la tracassent à une personne de confiance. Tout cela pour dire que l’épouse à qui vous vous adressez a déjà des idées bien structurées dans la tête. Et à dire vrai, empêcher que sa femme de vouloir divorcer sonne comme une contradiction. Empêcher quelqu’un de faire une chose signifierait que vous le feriez plier par votre autorité. Et où la volonté de l’autre dans ce cas ? En clair, vous essayez de convaincre, mais ne pourrez ôter à votre femme son autonomie.

Votre femme n’est pas née de la dernière pluie

Certaines personnes disent qu’il faudrait jouer sur la corde sensible. Pour dire les choses clairement, il faudrait donc tenter de manipuler les sentiments de votre épouse. Sauf que cela reviendrait à dire qu’une femme ne serait pas assez intelligente pour se rendre compte de la supercherie. Cela reviendrait surtout à ignorer que l’on parle d’un couple d’adultes, que la femme connaît son mari très probablement plusieurs années avec le mariage. Elle le connaît très bien.

Mais imaginons tout de même que l’épouse connaît mal les traits de personnalité de son mari, que celui-ci révèle chaque jour un nouveau visage. Même dans un pareil cas, la manipulation par les sentiments ne marcherait jamais pour la simple raison que la femme est capable de voir clair dans votre jeu.

Donc, il faut faire preuve de prudence. Comme souligné plus haut, parfois la forme prend de l’ascendance sur le fond. Et la manipulation est un comportement qui, de la part d’un homme, est tout simplement perçu comme une forme de misogynie. Donc, oubliez les exagérations, les envolées lyriques, les discours flatteurs les arguments sur les intérêts des enfants… Bref, ne vous comportez pas comme un gourou politique.

Se recentrer sur ce que veut sa femme

Bien entendu, quand elle dit qu’elle veut divorcer, elle ne délire pas ; ce n’est pas non plus une forme de chantage – aucune femme saine d’esprit ne mettrait son couple en péril pour essayer de faire plier son mari, quel que soit l’enjeu. Mais se recentrer sur ce que votre épouse veut, c’est réfléchir sur l’objet de sa colère, de ses frustrations. Et ce n’est pas compliqué de le savoir puisque c’est propre à la nature humaine.

Un sentiment ou une émotion sincère s’accompagne toujours de justifications. Quand une femme veut quitter son mari, elle dira d’elle-même pourquoi elle est à bout, pourquoi elle se sent étouffée dans votre couple… Écoutez-la très attentivement. Mieux encore, suscitez le débat à partir de tous les reproches qu’elle vous fait. En fonction de la gravité de la crise de votre couple, vous verrez que votre discussion évoluera au fur et à mesure.

Le fait est que quand une personne prend une décision ayant un impact sérieux sur autrui, elle va d’abord tenter de se convaincre elle-même. Oui, même si votre femme a pris conseil auprès d’une de ses confidentes, même si elle a longuement réfléchi, des contre-arguments inconscients émergent à sa conscience. Vous remarquerez d’ailleurs qu’il y aura des lapsus, des confusions de noms, d’endroits ou de dates… En tout cas, c’est la preuve que son subconscient la pousse encore à réfléchir, à peser le pour et le contre.

Ce que vous avez à faire, c’est de bien comprendre ses sentiments pour mieux vous immiscer dans ce débat intérieur. Du premier coup, vous ne la convaincrez probablement pas. Mais à ses propres contre-arguments inconscients viennent s’ajouter les vôtres. Et son inconscient peut prendre davantage de poids sur sa décision finale. Si vous en doutez, posez-vous juste la question : pourquoi vos mots vaudraient-ils moins que ceux des amis qui l’ont peut-être influencé ?

Discuter avec confiance

Après une scène de ménage, c’est plus évident de recoller les morceaux, même si cela peut prendre du temps. Face à votre épouse, il faut qu’elle comprenne que vous voulez faire bien plus que recoller les morceaux. Il faut qu’elle ait le sentiment d’être comprise par un homme qui voit plus que le bout de son nez.

N’ayez pas peur d’évoquer les sujets qui fâchent, notamment ceux qui remontent à loin dans le temps. N’ayez pas peur de reconnaître par exemple les mêmes erreurs que vous avez commises à maintes reprises… Pour autant, il faut faire attention à ne pas en faire trop. Elle pourrait penser que vous ne faites que jouer le grand jeu pour la récupérer, et oublier l’affaire dans l’heure.

Faire preuve de sérieux

Que faut-il faire ? Claironner sur les toits « ma femme ne m’aime plus » ou oser se remettre en cause ? Empêcher que sa femme nous quitte demande qu’on lâche du lest bien évidemment. Un acteur américain a dit qu’il n’y a pas un seul homme au monde qui n’ait pas d’égo.

C’est vrai, mais pas assez précis : tous les hommes ont un égo surdimensionné. Nier cet état de fait, c’est comme nier que la Terre tourne autour du soleil. Et le déni de réalité ne fait qu’aggraver une situation déjà critique. Faites donc preuve d’humilité pour reconnaître que vous n’êtes pas monsieur je-sais-tout, que vous avez des failles, que les femmes peuvent être plus intelligentes que les hommes.

Vous êtes un homme comme les autres

L’image collective qu’on a des hommes, c’est généralement la virilité ou le courage. Un magazine affirme même, étude à l’appui, que ce que les femmes recherchent en premier, c’est le côté protecteur. Mais il y a une image sciemment occultée par la société : les hommes, tout comme les femmes, ont des sentiments. Et les règles, certes implicites, sont rigides : ils n’ont pas le droit de parler de leurs émotions, de pleurer (surtout pour une femme)… parce que c’est perçu comme une faiblesse, incompatible avec l’image de la virilité.

Pour autant, cela ne servirait à rien de sangloter devant votre femme. Seulement, dans votre for intérieur, reconnaissez que votre cœur est en peine. Car la première personne à convaincre, c’est vous-même. Si vous vous mentez à vous-même, en refusant notamment de reconnaître vos peines de cœur, vous risquez très probablement de vous montrer agressif.

Puis, une fois avoir recouvré le sang-froid, vous regrettez amèrement votre comportement. Vous allez donc accourir auprès votre femme, la bombarder de messages… Sur les réseaux sociaux, même les jeunes filles connaissent par cœur ce comportement typiquement masculin : je hausse le ton pour affirmer mon autorité et ma virilité ; je l’envoie balader ; ensuite je regrette… Le comportement est tellement ridicule qu’il est l’objet de moqueries d’ailleurs.

Accepter l’idée que vous n’êtes pas maître de l’issue de la crise

Ne donnez pas à votre femme le sentiment qu’on lui force la main. Oui, vous avez de la peine ; oui, vos enfants sont tristes à l’idée de voir leurs parents se séparer. Mais rien de tout cela ne justifie toute forme de chantage ou de menace, entre autres. Vous devez vous préparez avant tout qu’il est possible, voire probable, que votre femme ne revienne pas sur sa décision.

Puisque la décision de votre épouse repose essentiellement sur vos erreurs passées, concentrez-vous là-dessus. Parlez sans crainte de ce qui a été fait ou n’a pas été fait : en clair, il n’y a pas lieu pour les tabous. Évitez cependant de faire de promesses, même à court terme. Comme souligné quelques lignes plus haut, la conscience de votre femme sera encore confrontée, durant plusieurs jours ou semaines, à son subconscient. En lui laissant la liberté de réfléchir seule, sans avoir le sentiment d’avoir été harcelée, vous pouvez espérer que son inconscient pèse suffisamment pour qu’elle renonce à sa décision de divorcer.

Vous pensez que c’est de l’utopie ? Certes plusieurs frustrations sont à l’origine d’une demande de divorce, mais cela ne change pas le fait qu’il s’agit d’une décision prise dans un moment présent. Mais les germes de son amour pour vous, tout ce que vous avez partagé durant des années jusqu’au mariage, tout cela reste ancré dans sa mémoire. Sa mémoire est chargée de souvenirs, de sentiments trop forts pour que votre femme les balaye d’un revers de main. Certains de ces sentiments et souvenirs refont surface au moment où elle réfléchit, parle avec ses amis…

Éviter les promesses

Cela a été brièvement souligné plus haut, mais il est important de l’expliciter plus en détail. Faire de grandes promesses en pleine crise conjugale, c’est tout simplement maladroit. Car toute promesse est une projection vers l’avenir. Or, le divorce repose sur le passé et une partie du présent. Qui plus est, on y revient toujours, votre femme n’est dupe de rien. Faire des promesses sans vraiment parler des sujets qui fâchent, c’est le comportement d’une personne en pleine panique.

Cela n’a en tout cas aucun sens de parler de projets d’avenir alors que le poids d’une décision lourde de conséquences repose sur sa conscience. Oui, messieurs, vous êtes en peine, c’est vrai. Mais c’est la femme qui souffre en premier. Elle souffre parce qu’elle en vient à vouloir se séparer de l’amour de sa vie.

Elle souffre parce qu’elle l’effondrement du havre de paix qu’étais votre foyer aura des impacts sur les enfants. Elle souffre aussi de votre douleur… Ce dilemme est infernal. Et croyez-le, elle a beau vous hurler dessus lorsqu’elle vous voit, mais elle pleure en secret en raison de son amour pour vos. Alors, tant qu’elle prend la peine de venir vous voir, au lieu de vous envoyer directement son avocat, rien n’est perdu.