Ton ex n’assume pas votre enfant, voici comment y faire face

Une rupture, c’est difficile à vivre. Une rupture accompagnée du rejet de notre ex de l’enfant que nous avons eu ensemble est encore plus dramatique. Que se passe t-il ? Elle/ il n’assume pas notre enfant. Elle/il commet l’inacceptable, en refusant de reconnaître votre enfant, d’endosser les responsabilités financières, et/ou affectives que lui impose son statut de parent. Sachez que des solutions existent, que vous n’êtes pas seuls dans ce cas et que des spécialistes en résolution de conflits existent pour parer à vos ennuis.

COMMENT TENTER D’AMELIORER LA SITUATION, A VOTRE NIVEAU ?

Conservez l’équilibre

Dans toutes relations, le plus important reste certainement de maintenir un équilibre sur lequel chacun de nous va pouvoir se reposer. Dans le schéma d’un couple séparé, qui plus est, parents, cette harmonie est brisée. Bien que vous ne pouviez réécrire l’Histoire, des efforts peuvent être envisagés pour tenter de rétablir une stabilité. Des échanges exemplaires entre deux personnes désunies n’existent probablement pas.mon ex n'assume pas

Cependant, en accord avec votre ex, vous pouvez envisager de négocier une entente entre vous et lui, permanente, en mettant de côté les raisons passionnelles passées qui ont motivées votre rupture.

Nous les êtres humains, comme tous les autres être vivants, avons une tendance innée à nous épanouir lorsque les conditions le permettent – parmi elles l’échange, qui va nourrir notre développement personnel ou encore notre bien-être. Il vous incombe de vous investir et de réaliser des efforts afin d’essayer de maintenir au maximum ces conditions d’équilibre.

Invitez votre ex à faire la part des choses et montrez-vous conciliante

L’enfant devenu l’unique trace du couple que vous étiez, peut devenir l’objet d’une souffrance chez votre ex. Il suffit par exemple que l’enfant vous ressemble un tant soit peu pour que votre ex s’embourbe dans la vase opprimante d’un souvenir heureux ou malheureux de vous, et ressasse votre relation passée.

Pour s’en protéger, il va chercher à s’éloigner de l’enfant en plus de vous éloigner de vous. Il ne parvient donc pas à passer à autre chose. Dans ce cas, il peut être judicieux de le contacter en lui expliquant qu’il est nécessaire de conserver un équilibre avec vous et l’enfant. Mais que s’il ne s’en sent pas prêt à le faire maintenant, vous être prête à, lui accorder du temps pour le laisser respirer d’une part, et d’autre part, le laisser prendre du recul sur la situation de manière à ce qu’il fasse la part des choses.

Funambule, maintenez un climat tempéré dans vos échanges

A ce stade de votre relation avec votre ex, la situation est tendue. Figurez-vous la notion d’équilibre en vous imaginant être un funambule muni d’un balancier. Vous marchez, comme l’acrobate, sur une corde tendue ces derniers temps. Votre balancier, ce sont votre ex, votre enfant et les mots que vous utilisez.

Afin d’éviter la chute gardez cette image en tête et tentez sereinement de ne pas nourrir le conflit qui subsiste entre vous et votre ex en ne répondant pas à ses reproches par exemple ou en faisant preuve de sagesse à son égard. Grosse différence toutefois avec l’équilibriste : vous n’avez pas voulu votre situation pour le plaisir et l’excitation du risque…

Si mon ex n’assume pas notre enfant, je serai le parent qui le rassurera

Dans le cas où l’enfant a subi la séparation de ses parents, doublée par la suite du rejet de l’un de ses parents, il peut souffrir d’un déséquilibre psycho-affectif sévère. Des psychanalystes ont démontré depuis longtemps à quel point l’attachement et la proximité entre l’enfant et ses parents sont des paramètres ultra sécurisants pour lui et essentiels à son épanouissement personnel. L’absence survenue brutalement de la personne de référence est une disparition définitive qui le laisse seul face à un environnement étranger.

Mais la séparation d’une de ses « figures d’attachement » risque de provoquer des dégâts sur sa santé mentale. En effet, les enfants rejetés sont blessés et souffrent d’un sentiment d’abandon persistant sur la durée. Cela peut avoir tout un tas d’incidents dans sa vie future, comme par exemple, la reproduction avec ses partenaires futurs du rejet en les abandonnant à son tour, l’impossibilité de rester seul, la naissance d’un comportement agressif ou marginal, la nécessité de recevoir de la part de son partenaire des preuves d’affection fréquentes ou encore la difficulté à s’accepter comprenant une estime de soi très basse.

Dans ce contexte il vous appartient dans un premier temps de faire comprendre à votre enfant qu’en aucun cas il est responsable de la situation actuelle, que vous l’aimez de tout votre coeur, que vous êtes là pour lui. Et que, si l’autre parent le rejette, ce n’est pas parce qu’il est moche, inintéressant, décevant, méchant – ou autres motifs que l’enfant pourrait avancer – mais parce que le parent excluant n’était pas prêt à le devenir, faute de mode d’emploi pour se transformer en un bon parent.

Essayez de vous détendre malgré tout

Parce que cette situation est intenable, fatigante et extrêmement responsabilisante pour vous, essayez tout de même de vous détendre en pratiquant par exemple une activité physique qui va vous permettre d’évacuer tout le stress généré par les difficultés rencontrées dans vos tentatives de rétablir ou d’instaurer une relation saine entre vous, l’enfant et votre ex. La crise de l’autre peut vous détruire aussi. C’est pourquoi il est important parallèlement de préserver votre santé morale et physique, en parlant avec un médiateur.

L’AIDE D’UN INTERVENANT EXTERIEUR : LE MEDIATEUR

Dans le même temps, vous pouvez initier une médiation familiale en faisant appel à un tiers diplômé et spécialisé dans ce type de conflits. Dans un cadre totalement confidentiel, il aura l’objectivité d’une personne extérieure et saura vous soutenir dans votre démarche tout en vous amenant à vous décharger des émotions et du stress qui pèsent sur vos épaules. Les caractéristiques, non-négligeables, de la médiation familiale sont multiples.

D’abord, elle constitue une solution alternative au recours à une justice plus traditionnelle, plus longue, plus chère et plus aléatoire. A l’amiable, la résolution du conflit s’opère dans la discussion entre votre ex et vous-même, sans formalités administratives fastidieuses. La médiation va permettre de créer des moments privilégiés de discussion où chacun, grâce à l’arbitrage du médiateur, va pouvoir prendre la parole pour exprimer ses ressentis sur le passé et ses besoins de tourner la page pour préparer l’avenir.

Le dialogue rétabli, votre ex et vous seront prêts à repartir sur de bonnes bases. Souvent la médiation débute par un rendez-vous gratuit auprès d’une associations sociales (centres de médiation départementales, UDAF, EPE, APMF…), puis elle est suivie d’un certain nombre de rencontres de 2 heures environ, à la charges des partis. Le coût de la séance est calculé selon les ressources de chacun et selon la structure contactée. Pour trouver un médiateur près de chez vous, vous pouvez vous rendre sur le site suivant : https://www.apmf.fr/annuaire-recherche-proximite/

LES AUTRES PROCEDURES

D’autres solutions se présentent à vous quand un parent refuse d’assumer son enfant. Il peut par exemple être reconnu à n’importe quel âge et après sa majorité également sous la condition de n’avoir jamais été reconnu par quelqu’un d’autre. Sachez également que cette démarche est irréversible.

En effet, il est impossible de revenir sur une déclaration de paternité ou de maternité. Si finalement le parent finit par reconnaître son enfant, il ne peut plus revenir en arrière et vous non plus ne serez pas en mesure de désavouer ce que vous avez dit. Contester une filiation est une action pouvant durer longtemps. Elle est éprouvante. C’est pourquoi avant de mener toute action en justice il est essentiel de réfléchir longuement afin d’éviter des conséquences que vous pourriez regretter dans le futur.

La reconnaissance de l’enfant

Si l’enfant est mineur, vous pouvez entreprendre cette action en qualité de représentante légale de l’enfant, vous avez l’autorisation d’agir dans les dix ans qui suivent sa naissance. Pour que le parent défaillant reconnaisse l’enfant, il devra déclarer qu’il est le père ou la mère devant un officier d’état civil qui écrira un acte de naissance.

En conséquence, l’enfant pourra porter soit le nom du père, soit votre nom et celui du père. Cette reconnaissance de l’enfant est un premier pas vers la responsabilisation du parent vis-à-vis de son enfant et peut changer la nature de vos relations en une conciliation plus heureuse.

Les recours pour l’enfant

A partir de 18 ans sinon, l’enfant devenu adulte pourra mener une action en justice pour rechercher son parent absent depuis toujours. Cela s’appelle une action en recherche de paternité / maternité.
Cette action est rarement utilisée mais reste une solution possible pour l’enfant. Elle nécessite la détermination de ce dernier prêt à assumer les conséquences de sa démarche. L’enfant peut agir dès sa majorité et jusqu’à ses 28 ans.

Souvent, les enfants qui mènent une action en recherche de paternité ou de maternité sont nés sous « x ». D’autres cas de figure regardent des enfants pour qui la filiation a été reconnue par un parent qui ne l’est pas à l’origine.
Mais attention, dans ce cas, deux actions doivent être initiées : il faut d’abord faire disparaître le lien existant entre l’enfant et le « faux parent » en menant une action de contestation de paternité ou de maternité.

Une fois cette procédure terminée, l’enfant perd donc sa filiation avec son parent non-biologique et peut entreprendre la seconde manœuvre destinée à établir le lien de filiation entre le parent biologique absent et lui-même ( l’action en recherche de paternité/maternité). Il d’appliquer ces deux actions successivement. Pour des raisons de simplicité et économiques, elles peuvent se réaliser dans le cadre d’une procédure unique.

Il faut prouver sa filiation

La mécanique judiciaire implique la nécessité de prouver ce qui est avancé. Par conséquent, il est impératif de fournir au tribunal visé toutes les preuves déterminantes capables de montrer que vous et votre ex aviez partagé une relation de nature intime dans le passé et pendant bien évidemment, la période de conception de l’enfant. Des témoignages de proches, des lettres, des photographies peuvent faire l’affaire.

L’aspect primordial, c’est de prouver qu’à un moment donné vous avez fréquenté cet ex ou même que vous avez habité ensemble et dans ce cas il vous sera demandé de montrer le bail de votre ancien logement, ainsi que les justificatifs de domicile telles que les factures d’énergie où apparaissaient vos deux noms.

Le tribunal rend son jugement lorsqu’il a accumulé les preuves suffisantes pour rendre son verdict. S’il affirme que le parent « supposé » est bien le parent biologique de l’enfant, la filiation est établie et transposée sur l’acte de naissance de l’enfant.
Si les preuves ne sont pas suffisantes le tribunal va demander une expertise qui se traduit par un test ADN. Le lien de filiation est à ce moment là très clairement donné : il est réfuté ou bien il est établi. La difficulté de l’opération réside dans le fait que le parent peut refuser d’effectuer le test. Mais dans ce cas le juge peut considérer que ce refus est un aveu du parent et peut l’obliger à assumer votre enfant.

Qu’est ce que la reconnaissance de l’enfant implique

L’enfant dont la filiation a été reconnue rentre obligatoirement dans la succession de son père. En cas de décès il aura le droit à la même part d’héritage que n’importe quel autre enfant du parent en question. Généralement, les juges imposent au père d’assumer les conséquences de cette parentalité en le forçant à participer aux frais d’entretien et d’éducation de son enfant, et à lui verser une pension.

Plus de précision sur la procédure de l’action en recherche de paternité / maternité

Cette action doit être amenée devant le tribunal de grande instance compétent, c’est à dire le plus proche du domicile familial. L’enfant (ou sa mère s’il est mineur) doit être représenté par un avocat.
Coût de la procédure : entre 1 500 et 4 000 €.

La reconnaissance de l’enfant

Si l’enfant est mineur, vous pouvez entreprendre cette action en qualité de représentante légale de l’enfant, vous avez l’autorisation d’agir dans les dix ans qui suivent sa naissance. Pour que le parent défaillant reconnaisse l’enfant, il devra déclarer qu’il est le père ou la mère devant un officier d’état civil qui écrira un acte de naissance.

En conséquence, l’enfant pourra porter soit le nom du père, soit votre nom et celui du père. Cette reconnaissance de l’enfant est un premier pas vers la responsabilisation du parent vis-à-vis de son enfant et peut changer la nature de vos relations en une conciliation plus heureuse.

Les recours pour l’enfant

A partir de 18 ans sinon, l’enfant devenu adulte pourra mener une action en justice pour rechercher son parent absent depuis toujours. Cela s’appelle une action en recherche de paternité / maternité.

Cette action est rarement utilisée mais reste une solution possible pour l’enfant. Elle nécessite la détermination de ce dernier prêt à assumer les conséquences de sa démarche. L’enfant peut agir dès sa majorité et jusqu’à ses 28 ans.

Souvent, les enfants qui mènent une action en recherche de paternité ou de maternité sont nés sous « x ». D’autres cas de figure regardent des enfants pour qui la filiation a été reconnue par un parent qui ne l’est pas à l’origine.
Mais attention, dans ce cas, deux actions doivent être initiées : il faut d’abord faire disparaître le lien existant entre l’enfant et le « faux parent » en menant une action de contestation de paternité ou de maternité.

Une fois cette procédure terminée, l’enfant perd donc sa filiation avec son parent non-biologique et peut entreprendre la seconde manœuvre destinée à établir le lien de filiation entre le parent biologique absent et lui-même ( l’action en recherche de paternité/maternité). Il d’appliquer ces deux actions successivement. Pour des raisons de simplicité et économiques, elles peuvent se réaliser dans le cadre d’une procédure unique.